Le Paris d’Anaïs – StreetLook #4 : RUE DE LA CURE

Le Paris d'Anaïs - Rue de la Cure

Le Paris d’Anaïs — StreetLook #4  

RUE DE LA CURE

Janvier 2015.

Nouvel an, nouvelles résolutions. Chaque année c’est le même manège, on choisit le cheval de bois qui nous plait le plus et c’est parti pour un tour, on se jette dans la nouvelle année, avec cet optimisme débordant que provoque souvent la nouveauté et l’excitante conviction que le monde est à nous. Jour 1 des 365 suivants. Et demain c’est loin, on ne peut donc que regarder devant. Les promesses sont à jeter et les souffles à rattraper.

Souffler. Enfin. Les mauvaises expériences de l’année précédente peuvent maintenant s’entasser dans les tiroirs du passé. Affaire classé. On ne s’en servira que pour se souvenir et avancer de plus belle. Avancer, toujours, encore. Le compteur du kilométrage étant remis à zéro, l’année est là, et elle nous tends les bras. Ne pas perdre trop de temps à l’observer, à lui tourner autour, sauter à pied joint ou à cloche pied, mais sauter. Et ne surtout pas essayer de se rattraper. Ne vous l’a t-on pas assez répété, l’important n’est pas la chute mais l’atterrissage.

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Atterrir. Pour bien atterrir, il faut apprendre à voler. Et la génération a le syndrome de Peter Pan. Depuis que grandir/mûrir sont devenus des termes péjoratifs, on fait les choses à reculons; Quand on manque de temps, et de confiance en l’avenir mieux vaux essayer de le ralentir, et puis savoir faire le moonwalk c’est « cool » non ? En plus ne dit on pas reculer pour mieux sauter ?

Sauter. D’un pont ou à saute mouton. A la corde ou à pied joint. Joindre les deux bouts, autant que les bruler. Avancer pas à pas pour aller droit dans le mur. Et les faire faire s’écrouler, pour regarder plus loin, partout, sauf derrière.

Derrière. Les masques changent, s’abiment et finissent par tomber. Foutue apesanteur. Tout lasse et tout passe. Seuls les souvenirs nous accompagnent. et les leçons qui en résultent. Mais ça dépend surtout de nous. On peut bien s’envoyer tous les psychotropes possibles et inimaginables, enchainer les conquêtes, se gaver de nourriture, ou encore acheter tous les modèles de l’étage chaussures des Galeries Lafayette (Ô joie), si blessure il y a c’est comme mettre du fond de teint sur une cicatrice. Suffit de gratter la croute et, j’ai bien peur que nos plaisirs ne soient qu’éphémères et nos efforts vains.

En vain. On s’inflige du mal au noms de mots et notions abstraites, alors pourrons nous un jour espérer guérir de nos maux ?

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L’argent. Moyen ou cause? Le remède est dans le poison, et à force de se poser la question on ne cherche même plus la réponse. Passons donc à autre chose, et parlons un peu d’amour.

L’amour. Force et/ou faiblesse, ou l’art de se sentir comme Superman avec de la kryptonite à tous les coins de rues. On jure que l’on ne s’y reprendra plus jusqu’au jour ou on jure de ne plus se quitter. Et on recommence. Quelle énorme naïveté. Toutes les bonnes choses ont une fin, les mauvaises aussi. Et heureusement d’ailleurs, manquerait plus que ça. Et ça manque toujours. Encore une bonne raison de renforcer la cure.

Cure de jouvence, de soleil, de sommeil, de désintox. Quand la désintoxication devient intoxication. La drogue où le moyen innocent et nocif de s’envoler, d’oublier, de s’évader quand le poids de la réalité se fait trop lourd sur nos épaules frêles bâties aux OGM et à la gonflette. Pas très solide tout ça, mais la tête dans les nuages c’est mieux quand on a les pieds cloués au sol, y’a qu’a fermer les yeux pour essayer d’attraper les étoiles.

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Étoile. Parce que dans le fond on veut tous la nôtre. Et l’espoir est nôtre addiction numéro 1. C’est pourquoi avant de révolutionner le monde il faudra commencer par être de ceux qui mènent leur propre révolution. Manger mieux pour la force, s’instruire plus pour la paix, transformer la haine des autres en amour de soi. Ouvrir les yeux, plus tôt. Se laisser bercer par la lumière de l’aube non plus comme accompagnateur du couché mais comme allié de l’épopée. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt à ce qu’il parait. Qu’en est-il de ceux qui ne dorment jamais ? Est ce qu’il rêvent ?

Rêver d’ un esprit sain dans un monde malsain. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons.

Bataille. La cure c’est ça, c’est nous, c’est les gens autour, c’est la vie qu’on mène. Choisissez bien vos soldats et encore plus vos combats. La désinformation fait de plus en plus légion, et le pessimisme gagne du terrain. A vous de faire attention. Pour ma part, j’ai décidé d’entrer dans 2015 avec un naturel insolent et une confiance inébranlable, comme on entrerait dans une aventure fantastique et féérique, faite de papiers crépons, de défilés, de musique, de culture enrubannée dans des boites, de poésie et d’odeur d’encre qui sèche sur mes idées. Le but, répandre force culture paix amour paillettes et humour autour de moi. Une sorte de buddha 3.0 qui aurait stylisé sa tunique.

Bienvenue dans ma cure.
Peace.

Le Paris d'Anaïs - Rue de la Cure

Anaïs B.

Le Paris d'Anaïs - Rue de la Cure

Photos: Yamiko
Direction Artistique & Stylisme : Feriel A & Anaïs B Make-up : Imane Miette
Look: Sweat : Benibla
Jean: Pull and Bear
Veste: Zara
Chaussures: Asos
Accessoires: Parfois, H&M, Zara, Primark, chinage de Marrakech (custom par Feriel A)
Baskets: Stan Smith Adidas
Pochette: Zara
Lunettes: Les Mirettes
Cabas: Smiling Paris

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Playlist:
Bob Marley: Redemption song
SZA: Sobriety
Trademark da Skydiver: Oxygen
Doja Cat: So hight
The Chambers Brothers: Tome has come today
Steve Aoki: Pursuit of hapiness
Jhene Aiko: The Vapors

Au vu des récents évènements, je n’ai pas d’autre choix que d’avoir Une pensée triste pour toutes les victimes de Charlie Hebdo, pour la liberté d’expression et ce qu’elle représente ainsi que pour la communauté musulmane de France et du monde qui patiront malheureusement, dans l’opinion public, de la bêtise et l’inhumanité de quelques barbares… J ‘ai peur que cela marque un bien triste tournant pour la France. Ce qui importe maintenant est ce que nous allons en faire. On dit qu’il faut diviser pour mieux régner. Je dis qu’on va plus loin quand on marche ensemble. Méfions nous des amalgames et Restons unis.

Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Jean Cabut, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier, Philippe Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Bernard Verlhac, Georges Wolinski, Clarissa Jean-Philippe, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada. Reposez en Paix.
Ainsi que toutes les victimes des violations des droits de l’Homme partout dans le monde, dans le silence de la communauté internationale.

« You just can’t live in that negative way… Make way for a positive day. » Bob Marley

 

KINGZ.FR
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