Les filles de Illighadad, blues touareg chaleureux à la conquête du monde

Les Filles de Illighadad – © Marie Planeille

Elles viennent d’un petit village du Niger rural aux portes du Sahara : Illighadad. Ces trois jeunes femmes ont toujours partagé une passion pour la musique. Elles sont issues du peuple nomade des Touaregs, et nous font découvrir, aux sons des instruments traditionnels, un blues chaleureux et apaisant.

L’histoire commence par un secret. Dans le village de Illighadad, sans électricité ni eau courante, la guitariste du groupe, Fatou Seidi Ghali, empruntait en cachette la guitare de son frère. Jouer de la musique est une activité réservée aux hommes dans la culture touareg. Cette envie de jouer était donc mal vue. Au fil du temps, la mère de Fatou découvre les talents musicaux de sa fille. Avec ses cousines, Fatou finira par se produire dans le village, à ciel ouvert. Mais les jeunes femmes ne vont pas s’arrêter là.

Guitare électrique et culture touareg

Ce courant, le blues touareg, est apparu dans les années 1990. Au rythme répétitif du blues, Les filles de Illighadad ajoutent une touche de féminité et de douceur. À travers leurs chants, elles nous font découvrir la musique traditionnelle touareg, revisitée à leur façon. Elles jouent de deux instruments de la musique touareg traditionnelle : un petit tambour en peau de chèvre, appelé « tendé », et la guitare acoustique « ishumar ».

Leurs chansons évoquent la condition des femmes, l’amour, l’histoire des Touaregs, la religion, la mélancolie liée au temps qui passe et, souvent, la dureté du climat. Mais au-delà des mots, leur musique nous transporte et nous apaise.

Les filles de Illighadad ont été repérées par Christopher Kirkley, le boss du label Sahel Sounds, qui avait complètement succombé aux charmes du trio.

Un premier album chaleureux

Le groupe a sorti son premier album, Eghass Malan en octobre 2017 et continue de parcourir le monde. Fatou s’enthousiasme : « Je suis ravie d’envoyer ma musique à travers le globe, de faire connaître notre tradition partout : la culture des Touaregs », déclare la leader du groupe dans un entretien à Rfi. Eghass Malan désigne la dot que la famille d’une jeune mariée reçoit. « Ca signifie la valeur d’une femme, mais de façon symbolique », précise la chanteuse.

Depuis qu’elles sont connues, les Filles de Illighadad ont déjà parcouru toute l’Europe, en avion ou en voiture : Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Suisse… elle seront en concert à Paris le 11 février dans le cadre des Nuits de L’Alligator à la Maroquinerie.

Ecouter Eghass Malan 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.Les champs obligatoires sont marqués *

Vous pouvez utiliser ces HTML balises et attributs: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Lost Password

Please enter your username or email address. You will receive a link to create a new password via email.

Recevez toute notre actualité
en vous inscrivant à notre Newsletter
...