La photographie pour sensibiliser à la dépigmentation

Paris, la ville Lumière, la ville de la mode, une ville riche de toutes formes d’expressions scéniques, artistiques et culturelles. Depuis quelques jours, dans le métro parisien, des photographies artistiques sont disposées dans quarante cinq stations. Originales, elles suscitent l’interrogation des usagers. En effet, elles mettent en lumière une pratique, celle de la dépigmentation artificielle de la peau.

Les photos ont été réalisés par David Uzochukwu, un photographe autrichien de 19 ans qui a commencé la photographie à l’âge de 10 ans. Il réalise des autoportraits et se passionne également pour la photographie d’art. C’est l’un des photographes les plus prometteurs de sa génération.

Mettre la photographie au profit d’une cause humanitaire

L’art est un moyen universel de communication. Il permet de fédérer autour de causes diverses et l’association Esprit d’Ebène à l’origine du projet, l’a bien compris. Elle se sert ainsi de cette campagne sanitaire et sociale pour axer sa lutte contre la dépigmentation artificielle de la peau, un procédé qui fait souvent appel à des corticoïdes et/ou de l’hydroquinone.

Présents dans les produits éclaircissants, ils ont non seulement des effets dévastateurs sur la peau, mais aussi, une fois dans le sang, ils augmentent les risques d’hypertension, de diabète, d’ulcère, de cancer ou de troubles psychiatriques. La peau reste la plus attaquée : acné, vergetures, tâches, accroissement de pilosité sont souvent au rendez-vous.

Cette campagne se veut donc être le vecteur d’un message fort et universel : la beauté est plurielle !

En effet, être « bien dans sa peau » passe aussi par l’estime de soi. Ce n’est pas juste « une histoire de peau ». La beauté étant subjective, elle pousse certains hommes et certaines femmes à pratiquer, ce processus destructeur de mélanine. Souvent dans un but de séduction ou d’ascension sociale supposée. Il y a des personnes qui tentent de changer l’image que l’on a d’eux, de panser les blessures faites avec des mots et d’autres railleries en s’éclaircissant la peau. Mais la dépigmentation artificielle nécessite une utilisation régulière et assidue. Elle devient ainsi une addiction aux conséquences malheureuses. Réalisée en plusieurs étapes, la campagne de sensibilisation contre la dépigmentation artificielle de la peau s’étendra sur plusieurs mois.

Après l’affichage parisien, un affichage régional commencera début janvier. Suivi dans la foulée par des ateliers de proximité qui seront organisés dans différentes villes de la région. Cette campagne de sensibilisation veut mettre la confiance en soi, la beauté plurielle et l’estime de soi au coeur du débat.

À travers les différents échanges et les rencontres qui se feront, un forum conclura cette campagne française. L’ensemble des témoignages, des retours de nos partenaires entre autres, seront récoltées par Esprit d’Ébène.

Selon ses initiateurs, le but de cette campagne est d’éveiller les consciences pour une meilleure représentation de l’ensemble de la population française dans toutes les instances représentatives.

Mariam S

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