Exposition : “I WANT”, le monde haut en couleur de Jean-Charles de Castelbajac

Jean-Charles de Castelbajac – © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP / Le couturier à son exposition « I WANT » à la galerie Magda Danysz

Depuis une cinquantaine d’années le créateur français Jean-Charles de Castelbajac irradie l’univers de la mode de son happyculture. Un monde encré par la couleur et le dynamisme. Sa dernière exposition «  I WANT » est à découvrir en accès libre, jusqu’au samedi 17 mars dans la galerie Madga Danysz à Paris. On y retrouve des dizaines de toiles en acryliques, des dessins sur sac et sur papier. Une exposition qui explore la complexité des différents partenariats qu’il entretient ou qu’il a alimenté avec de nombreuses marques d’habillement, telles que Petit Bateau, Le Coq Sportif, Swatch…

Kazimir X Walt x Raymond (Suprême artists), 2018
Acrylique sur toile / Composition de plusieurs éléments
Référence à la marque Pepsi

Un initiateur

C’est l’un des premiers précurseurs dans le domaine de la mode à travailler avec des artistes contemporains qui participent à ses créations. Celui-ci collabore également avec de nombreuses marques.

Dessin de Jean-Charles de Castelbajac, en référence au couturier français André Courrèges avec qui il a eu un partenariat. Celui-ci est connu pour avoir promu la minijupe et le pantalon pour les femmes.

La plupart de ses toiles et de ses dessins sont recouvert de couleurs vives, du bleu, du rouge et du jaune. Il introduit sur ses œuvres un logo d’une marque et parfois leur slogan de façon détournée.

Acrylique sur toile / Référence à la marque Lacoste, Hermès et Kith

Ses créations les plus emblématiques 

C’est en 1968, que le créateur âgé de 18 ans fait ses débuts avec sa première ligne de prêt-à-porter féminin pour l’entreprise Valmont, fondée par sa mère. Il l’a rebaptise Ko & Co. Il se différencie des autres créateurs en utilisant pour son premier défilé l’année suivante, des objets recyclables, tel que des serpillères, des éponges etc.

Tout au long de sa carrière, il cultive sa créativité en s’inspirant de personnages de dessins-animés, de cartoons, de street-art… et en utilisant le procédé du détournement. Celui-ci consiste à s’approprier une image ou un objet et à le modifier pour en faire quelque chose de nouveau en modifiant son contexte ou encore son matériau.

© Le site de Jean-Jacques de Castelbajac / AW 2008-2009 Collection “Be Pop my Lola”

Jean-Charles de Castelbajac innove en 1983 avec ses robes «  Hommages » à de nombreuses personnalités emblématiques (Louis XVI, Andy Warhol, Mickaël Jackson…) ou personnages animés.

© Le site de Jean-Jacques de Castelbajac / Robe Andy Warhol, Castelbajac Paris, collection Be Pop Ma Lola A/H, 2009 – 2010

En 1988, la marque lance le manteau « Teddy Bear » qui contient une quarantaine d’ours en peluches cousus entre eux. Vanessa Paradis porte une version du manteau qui devient la Snoopy jacket au défilé Automne/Hiver en 1989.

Lorsque l’on franchit les portes de cette galerie, on est immergés instantanément dans l’univers euphorique de ce styliste. Les couleurs, les formes, les mots utilisés sur ses dessins nous ne laissent pas indifférent à la société de consommation dans laquelle on vit.

Infos pratiques :
Galerie Magda Danysz
78 Rue Amelot, 75011 Paris
Du mardi au samedi de 11 : 00 à 19 : 00
En accès libre Jusqu’au samedi 17 mars
Métro le plus proche, Saint-Sébastien – Froissart

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