Exposition : le photographe israélien Ron Amir documente la vie des exilés du centre de détention de Holot

Ron Amir

L’arbre de Bisharah et Anwar – © Ron Amir

Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris présente jusqu’au 2 décembre, Quelque part dans le désert, une exposition du photographe israélien Ron Amir. Composée d’une trentaine de photographies et de six vidéos, l’exposition documente d’une manière singulière la vie des réfugiés du centre de détention de Holot, situé dans le désert du Néguev, dans le sud d’Israël. Un centre de détention aujourd’hui fermé.

Documenter la vie des exilés de Holot

Une hutte précaire, fabriquée à partir d’un morceau de bâche et d’un tuyau en plastique disposé en arc, faisant office de cuisine, une salle de sport, un salon de thé, fabriqués avec les moyens du bord. Dans le centre de détention de Holot, les réfugiés font preuve d’imagination pour créer des moyens de survie, au milieu d’un désert hostile, en complétant les équipements sommaires en place. Ce sont ces conditions de vie difficiles que Ron Amir montre dans ses Quelque part dans le désert.

Salle de sport de Ibrahim-Tuayishas – © Ron Amir

Sans photographier les réfugiés 

C’est entre 2014 et 2016 que Ron Amir séjourne à Holot pour documenter la vie quotidienne des réfugiés Érythréens et Soudanais. Artiste engagé, Ron Amir a d’abord été touché par la situation de ces demandeurs d’Asile. Une sensibilité qui l’a poussé à visiter Holot pour faire connaissance avec les exilés. Au fil des visites, l’artiste finit par sentir le besoin d’immortaliser ce que la société ne veut pas voir, les réfugiés, leurs souffrances quotidiennes, et toutes ces choses fragiles qu’ils construisent pour survivre et qui témoignent de leur détresse sociale. Comme une interprétation da la perception sociale, le photographe ne montre pas les réfugiés sur ses photographies. Les clichés de cette exposition s’intitulent La cuisine de Tiko, La Place d’Abdulrahman, Salle à manger, Cuisine, Four… une série de vidéos montre cependant les réfugiés, laissant le public imaginer les journées longues qu’ils essayent de remplir avec des moyens dérisoires.

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