Julien de Casabianca redonne vie aux toiles oubliées des musées

Comment redonner vie à ces toiles oubliées qui passent inaperçues dans les musées ? C’est le défi de taille que s’est lancé le multitâche, Julien de Casabianca, il y a de ça quatre ans.

En août 2014, Julien de Casabianca se lance dans l’art visuel avec son projet Outings Projects. Le principe est simple : prendre en photo un personnage d’une œuvre non-populaire, l’imprimer en très grand format et enfin le coller sur un mur d’une rue ou d’une façade d’un bâtiment.

Le multitâche

Julien de Casabianca est un multitâche, il excelle en effet dans de nombreux domaines. Il a travaillé pour de grands journaux tels que l’Express, le Sunday Times ou encore France Télévisions. Il a été animateur du célèbre squat d’artistes « Chez Robert électron libre, 59 Rivoli ». Il a aussi réalisé des films qui ont littéralement emballé la critique. Passing By lui a d’ailleurs permis de devenir enseignant dans une école de cinéma à Tokyo. Et son curriculum vitae ne s’arrête pas là, puisqu’il est le fondateur d’un club de jazz parisien qui met en avant de jeune talent prometteur. Grâce à cette dernière flèche à son arc, il fait partie du jury des Victoires de la musique.

Non sans s’ennuyer, il décide un jour de se lancer dans l’art visuel. C’est à ce moment que son désir de donner une seconde vie à ces nombreux personnages issus de l’art classique naît. « C’est une histoire de prince charmant. J’étais au Louvre et dans un coin il y avait une princesse abandonnée sur un mur que personne ne regardait. Dans un musée, il y a des blockbusters. Tout le monde se précipite vers des tableaux comme la Joconde et ils ne voient plus les autres, ils courent vers les trucs essentiels, spectaculaires. Et l’impact sur la France de cette pauvre fille magnifique semble limité. C’est là que le prince charmant intervient. Je l’ai prise en photo, je l’ai imprimée en grand, découpée de son paysage et je l’ai placardée dans la rue. Je l’ai libérée de son château » avait-il expliqué au Inrocks.

En mêlant le street art à la photographie, cet artiste corse a su habiller l’espace public et ce de façon unique. Il a su sortir l’art du musée pour l’insérer dans la rue. Ce qui paraissait presque impensable, ne l’était pas pour lui. Grâce à cette audace, des œuvres classiques vivent leur renaissance sur les cinq continents du globe. On trouve ces gigantesques personnages en France, en Angleterre, en Espagne, en Italie, au Brésil, au Paraguay, aux États-Unis, mais aussi au Népal.

Rien ne semble arrêter Julien Casabianca, nous ne serions donc pas étonnés de le voir revenir sur le devant de la scène avec un énième projet !

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