Medina Dugger photographie les coiffures traditionnelles féminines du Nigéria

La photographe Medina Dugger rend hommage à la culture nigériane, et plus particulièrement à ses tendances capillaires traditionnelles ainsi que contemporaines à travers sa série de photographies, Chroma. La série de clichés rassemble des centaines de portraits de femmes plus colorés les uns que les autres.

Un combat féministe à travers la captation de coiffures nigérianes, c’est ce que tente de faire Medina Dugger. Cette photographe californienne rend hommage à la culture nigériane à travers sa série Chroma. Elle tente d’y faire transparaitre la réappropriation du corps de la femme depuis l’indépendance du Nigeria.

Chroma, une ode au travail du photographe J.D Okhai Ojeikene

Cette série est également une ode au travail du photographe nigérian, J.D Okhai Ojeikene, qui a voué sa vie à la culture traditionnelle africaine. J.D Okhai Ojeikene a parcouru l’ensemble de l’Afrique afin de photographier les coiffures des femmes qui étaient riches et expressives. Cependant, c’est son œuvre réalisée en 1968 sur les coiffures au Nigeria qui restera la plus emblématique. Son travail fait aujourd’hui de lui l’une des influences majeures dans le monde de la mode, de la photographie, mais aussi de la coiffure.

Aujourd’hui, c’est au tour de Medina Dugger de reprendre le flambeau. Chroma rassemble une centaine de portraits hauts en couleur. C’est “une série en cours qui célèbre les coiffures des femmes à Lagos, au Nigeria, à travers un objectif contemporain et fantaisiste”.

Néanmoins, ce travail n’est pas seulement celui de cette photographe. Il n’aurait jamais été possible sans les mains de fée de Laeticia Ky, coiffeuse ivoirienne âgée seulement d’une vingtaine d’années. Elle se sert de ses coiffures spectaculaires pour susciter le débat autour de deux thèmes : le racisme et le féminisme. Se passionnant pour la mise en valeur de la beauté naturelle des femmes noires, ce projet est un point majeur dans le combat qu’elle mène.

Moyen d’expression

Le style capillaire des nigérianes, ainsi que de beaucoup d’autres femmes africaines, se compose de laine de couleur ainsi que d’extension. Cela leur permet de pleinement jouer avec leur créativité, tout en protégeant leurs cheveux.

Ces techniques leur permettent aussi de se réapproprier leur culture avec un moyen d’expression faisant partie de leur patrimoine. En effet, après l’ère post-coloniale, ces femmes ont pu s’affranchir des critères occidentaux en ressuscitant les coiffures traditionnelles dans toutes leur splendeur.

J.D. Okhai Ojeikere a commencé à photographier des coiffures en noir et blanc, quand les styles traditionnels sont redevenus populaires après l’indépendance du Nigeria. Avant la décolonisation, les perruques et le lissage des cheveux étaient devenus des pratiques communes, particulièrement dans les zones urbaines du pays » explique Medina Dugger dans le texte qui explique les motivations de sa série Chroma.

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