L’artiste congolais René Bokoul, titulaire de la médaille Picasso, menacé d’expulsion

René Bokoul

René Bokoul

L’artiste congolais René Bokoul, titulaire de la médaille Picasso de l’Unesco, est menacé d’expulsion. Il est visé par une obligation de quitter le territoire.

C’est une épreuve difficile que vit actuellement René Bokoul. Ce peintre congolais, arrivé en France en 2012 après un périple qui l’a d’abord mené en Italie après avoir fuit son pays, est sommé de quitter le territoire. Pourtant les choses avaient plutôt bien commencé pour René. En 2013 un titre de séjour “compétence et talent” lui est délivré en reconnaissance de son talent. Cette carte étant arrivée à échéance, la préfecture de Police de Haute-Vienne lui conseille alors de déposer une demande d’asile. Dans l’espoir de régulariser sa situation, René Bokoul applique les conseilles de la préfecture de Police, et dépose une demande d’asile. Problème, le statut de réfugié lui est refusé bien qu’il soit menacé dans son pays. Aujourd’hui, René est visé par une obligation de quitter le territoire français avec une interdiction d’y retourner pendant un an.

René Bokoul ne comprend pas la décision de la préfecture

“Ils m’ont dit : “Faites d’abord votre demande d’asile’ et après j’ai reçu une lettre me demandant de quitter le territoire. Je n’ai pas compris”, a confié René Bokoul à France Bleu. “Je vais dans les écoles, on m’appelle pour faire des cours à domicile, je fais des expositions qui marchent bien et là je devais aller à Angoulême mais j’ai annulé. Sans papier, je ne peux rien faire”, regrette l’artiste.

En attente de la décision du Tribunal administratif

Selon la préfecture de Police, la demande d’asile de l’artiste a été refusée car il est célibataire, sans enfant et qu’il a des attaches dans son pays. Un retour de René au Congo s’avère cependant risqué vu la situation politique qui y perdure. “Le président du Congo est là depuis plus de 40 ans, il y a une dictature. Les politiciens et les opposants politiques sont en prison, les artistes n’ont pas la liberté de s’exprimer. C’est impossible pour moi de repartir”. Confie l’artiste.

L’avenir de René Bokoul est aujourd’hui suspendu à la décision du Tribunal administratif saisi par son avocate, maître Blandine Marty. L’audience est prévue le 31 janvier.

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